TOURE Habibe, jeune, politicien et entrepreneur

Touré Habibe Boubacar est ingénieur d’affaires, diplômé en commerce international. Par ailleurs, il est fondateur et CEO de TOUREB-GPL, une entreprise de conversion des véhicules essence au GPL (gaz de pétrole liquéfié), président de l’association Yali RLC Niger, vice-président du conseil d’administration de l’Organisation Panafricaine pour le Développement de l’Entrepreneuriat (OPADE) et Secrétaire Général de l’UDFP-Sawaba, le parti historique qui se bat depuis 1954 pour le bien-être de l’Homme Nigérien dans une Afrique unie.

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Quand avez-vous commencé à vous engager en politique ?

Je ne saurai situer dans le temps mon engagement politique, tellement ça date de longtemps. Déjà à l’école je faisais parti de ceux qui réclamaient et fustigeaient chaque fois qu’une situation se présentait, j’assimile cela a un engagement politique, au collège également j’ai fait un peu de syndicalisme que j’ai abandonné pour un militantisme dans un appareil politique.

Quelle est votre vision de la politique en Afrique et particulièrement au Niger ?

A l’heure actuelle, je suis convaincu que nous sommes à un tournant de la politique en Afrique et particulièrement au Niger où nous préparons des élections générales auxquelles mon parti va participer. Ces élections vont inéluctablement provoquer une transition générationnelle du personnel politique. Le monde a changé, la concurrence entre les Etats est rude.

Touré habibe
Lors d’une marche de l’opposition

Et ne s’en sortiront que les Etats qui accepteront de se moderniser, d’adopter une meilleure gouvernance. Pour cela, il faut du sang neuf. Nous ne disons pas que nos aînés ont échoué. Nous disons tout simplement qu’ils ont démontré leurs limites et que d’autres doivent continuer l’œuvre entamée.

Pour cela, il faut du sang neuf. Nous ne disons pas que nos aînés ont échoué. Nous disons tout simplement qu’ils ont démontré leurs limites et que d’autres doivent continuer l’œuvre entamée.

Pensez-vous que les jeunes peuvent prendre le relais face à une classe politique vieillissante ?

C’est un devoir, je dirai même une obligation pour les jeunes que nous sommes de se positionner en alternative à cette classe politique vieillissante. Le rôle de la jeunesse consciente africaine est de corriger les erreurs de nos ainés. Pour cela je suis conscient de la tâche combien ardue qui se dresse devant nous mais rien d’insurmontable. D’autres comme Djibo Bakary (leader fondateur du Sawaba) ont assumé cette mission avec la trentaine d’âge et dans les conditions difficiles de la période de décolonisation.

touré habibe yali

Comment expliquer le désintérêt des jeunes et les faibles taux de participation aux élections ?

Cet état de fait découle d’une responsabilité collective. C’est difficile de voir une famille qui encourage un jeune a un engagement politique. Et autre raison, l’argent a pris le pouvoir en politique et les jeunes n’en ont pas. Les appareils politiques ne les utilisent que pour l’ambiance et les tâches subalternes. Tout cela crée un découragement et un désintérêt de la chose politique par les jeunes. Ceux-ci doivent prendre conscience que la classe politique vieillissante dont vous parliez les craint parce qu’ils savent que le pouvoir, le seul qui compte en démocratie, celui du nombre est entre les mains de cette jeunesse. A cette jeunesse maintenant d’arriver à cette prise de conscience.

Ceux-ci doivent prendre conscience que la classe politique vieillissante dont vous parliez les craint parce qu’ils savent que le pouvoir, le seul qui compte en démocratie, celui du nombre est entre les mains de cette jeunesse. A cette jeunesse maintenant d’arriver à cette prise de conscience.

Vous êtes entrepreneur. Pensez-vous qu’il faille être nécessairement au pouvoir pour contribuer au développement de votre pays ?

Non pas du tout, le développement d’un pays c’est un tout. Toutes les corporations ont un rôle à y jouer c’est pour ça que c’est un stade difficile et long à atteindre. Une nation c’est comme un orchestre pour lequel le pouvoir politique n’est que le chef. Les autres doivent nécessairement jouer leur rôle pour que la musique sonne bien.

Que doit faire l’Etat pour améliorer le climat des affaires dans votre pays ou en Afrique en général ?

Il est important sur le sujet de souligner un changement de paradigme dans nos pays. Les Etats ont compris que le secteur privé doit être soutenu pour servir de complément au secteur public. Néanmoins comme le dit le chanteur burkinabé Black So Man « la théorie est facile mais la pratique est difficile ». En ce sens que, pour améliorer le classement du Doing Business, les Etats font des réformes en vue de faciliter le climat des affaires mais sur le terrain l’effet ne se fait pas ressentir.

L’état doit créer un mécanisme de financement des jeunes entrepreneurs, la tranche la plus vulnérable. Parfois c’est des jeunes qui ont des projets très innovant méconnus du système de financement classique.

L’état doit créer un mécanisme de financement des jeunes entrepreneurs, la tranche la plus vulnérable. Parfois c’est des jeunes qui ont des projets très innovant méconnus du système de financement classique. C’est pourquoi je plaide pour un fond public de financement de cette catégorie d’entrepreneurs.

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Nafiisa Nguessan

Nafiisa N'guessan est une passionnée de communication et de digital! Agounda, est cette plateforme qui vous aide à découvrir le meilleur de vous et à réaliser votre rêve!

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