Latifou BONI: Militant pour une jeunesse en politique


Latifou BONI, homme de média béninois est parti d’un constat: la classe politique en Afrique est vieillissante. Où sont passés les jeunes? Avec son projet dénommé, Jeune, Chapitre Politique! Il souhaite sensibiliser les jeunes sur leur responsabilité politique en Afrique notamment dans son pays. Sa feuille de route consiste à dire à la jeunesse.

latifou Boni

On a pas le choix, ne pas choisir la politique c’est choisir le bateau pour la méditerranée ou pire“!

Enfant de province, j’ai travaillé ardemment

Pour parler de mon parcours, je le qualifierai de rêve africain. Je suis un provincial. Vous direz villageois (rire), c’est-à-dire que je suis parti de rien pour réaliser mon rêve et atteindre mes objectifs. Aucun membre de ma famille n’a obtenu un niveau supérieur dans les études. Et on ne pouvait pas imaginer que j’atteindrai mon niveau actuel. Ma famille ne croyait pas à ce possible miracle.

Ma carrière de journaliste

Depuis 2009, je suis journaliste. J’ai franchi tous les échelons dans le domaine du journalisme. De rédacteur chef adjoint en 2013 puis en 2014, rédacteur chef. J’ai fait plusieurs radios dont Radio Parakou, Urban FM Parakou. Depuis juillet 2015, je suis sur une chaine de télévision privée en tant que reporter, analyste politique. J’ai une carrière et un positionnement au plan national. Mais je veux un engagement franc et direct en politique et impliquer les jeunes béninois dans cette nouvelle vision.

Ma vision politique pour le Bénin

Ma vision est simple. Nous reconnaissons tous le potentiel des jeunes et ce dans divers domaines. Mais ces jeunes doivent s’engager sainement en politique. Pas besoin d’attendre la vieillesse pour saisir le taureau par les cornes…

latifou boni

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Des jeunes se sont présentés aux élections mais la population a préféré l’expérience et le charisme des vieux candidats. Comment changer cette mentalité ? Comment améliorer l’image des jeunes auprès de la population ?

Votre question pose un problème que nous essayons de résoudre. Nous sommes en Afrique et l’Age moyen est 19 – 20 ans. Je voudrais rappeler une chose, nous devons avoir confiance en nos capacités. Vous et moi sommes une génération confrontée à des enjeux depuis l’enfance. Depuis notre enfance, l’éducation et la santé n’était plus gratuite.

Nous avons un challenge à relever. Nous avons appris à prendre des initiatives et ne pas tendre continuellement la main à l’Etat.

Contrairement à l’ancienne génération, celle de nos parents. L’Etat leur a tout fourni, presque dorloté. Alors ces personnes, pour moi ne peuvent plus relever le défi d’une Afrique nouvelle. Pour moi les jeunes sont plus habilités, car ils sont nés dans l’adversité et ont été confrontés à de nombreux défis. Le réveil de la jeunesse, est un réveil qui doit se faire car nous avons été formés aux défis et nous maîtrisons mieux les enjeux de notre siècle. Notre but n’est pas de paraitre pour des rebelles et révolutionnaires mais de nous affirmer et prouver notre compétence.

L’idéalisation des plus âgés et le droit d’ainesse qui tuent la confiance des jeunes. Qu’en pensez-vous ?

A ces jeunes qui ont un esprit adoratif, je le conçois. C’est ainsi qu’on se rappelle de nos héros morts jeunes dont Sankara et Lumumba ; qui traduisent en fait la prise d’initiatives de jeunes leaders et qui reflètent leurs compétences. Les jeunes ne sont pas forcément des insouciants. Et pour relever le défi, vous devez commencer par le bas, vous investir dans vos communautés avant de viser le sommet politique.

Pensez-vous qu’il y ait amélioration?

Les esprits s’éveillent, les jeunes prennent des risques. La mystification de la politique s’estompe. Il est important de souligner ce mystère autour de la politique, ce noircissement dans le monde politique. Les jeunes ont saisi les maillons de l’entrepreneuriat en Afrique car la pression sociale ne peut s’effectuer sans eux. C’est une action collective et non individuelle. Et notre venue à Dakar sonnera le début d’une jeunesse africaine plus consciente. C’est pour cela qu’il faut soutenir l’initiative jeune et locale.

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Et les maux de la jeunesse telle que l’immigration illégale viennent du mutisme qu’on impose aux jeunes, qui n’ont plus de sources d’inspiration et de motivation.

Latifou Boni

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